Nature and more strives to continually increase transparency, mutual awareness and shared responsibility of all stakeholders in the food supply chain with regards to food quality, ecology and social justice.

 
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Tout savoir sur Le Coût Réel de l'Alimentation

Nature & More lance le premier pilote pour une transparence sur le coût réel des fruits bios. Les coûts externalisés de la production alimentaire s’élèvent chaque année dans le monde à 4,8 billion d’USD. Ne serait-il pas grand temps de chiffrer précisément les coûts de l’appauvrissement des sols, du changement climatique, des dégâts sur la santé ? C’est ce que Nature & More a entrepris dernièrement. Ici nous explicons les détails de la campagne. Mangez bio – le conventionnel, c’est trop cher ! Nous avons fait le calcul.

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Consultez notre FAQ !

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Nous avons mis en ligne une foire aux questions les plus fréquentes. Disponible ici

Le problème : l’alimentation conventionnelle est trop chère

Le problème : l’alimentation conventionnelle est trop chère

De l’utilisation d’engrais et de pesticides chimiques aux effets de la dégradation des sols, de la pollution de l’eau, du changement climatique et à l’obésité répandue, pour ne citer que quelques exemples, notre système alimentaire actuel a un nombre significatif de coûts cachés pour l’environnement et la santé humaine. Les experts du monde entier s’accordent pour dire que ces coûts très réels dépassent largement les bénéfices d’une alimentation bon marché.

Les évaluations préliminaires de la FAO sur le coût réel, global, de l’alimentation donnent un coût environnemental annuel de 2100 milliards de dollars américains. Les coûts sociaux sont encore plus importants, avec une estimation à 2700 milliards de dollars. Ces coûts ne sont pas pris en compte dans la note payée à la caisse des magasins, pourtant les consommateurs actuels et les générations futures porteront le poids de cet énorme fardeau financier via les impôts et les coûts des services de santé.

La conséquence de notre définition actuelle du profit est qu’une agriculture non durable est économiquement plus rentable qu’une agriculture durable. Cela doit changer, c’est pourquoi il est temps de regarder le coût réel de l’alimentation.

La solution : la transparence sur le coût réel de l’alimentation

 La solution : la transparence sur le coût réel de l’alimentation

Il est temps de redresser notre comptabilité, de redéfinir la notion de profit et de commencer à travailler avec un modèle couvrant aussi les coûts sociétaux (les hommes) et environnementaux (la planète). Placer une valeur monétaire claire sur les bénéfices et les impacts des différents systèmes de production alimentaire, ainsi que redéfinir notre définition du « profit », permettra l’introduction de mécanismes politiques pénalisant les pratiques nuisibles et récompensant le développement de systèmes à l’impact positif sur l’environnement et la santé publique.

En collaboration avec la FAO (organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture), Nature & More est fier d’introduire le principe du « coût réel de l’alimentation » au niveau des consommateurs. Dans le cadre d’un pilote, Nature & More a diffusé dans des points de vente une information transparente au consommateur, comparant les coûts réels et les avantages des fruits bios à leur alternative conventionnelle et industrielle. Les lignes de produits pour le pilote comprennent : citrons, oranges, raisins, ananas, pommes, poires et tomates.

Explication : Comment Nature & More a effectué ces ‘calculs’

Explication : Comment Nature & More a effectué ces ‘calculs’

En 2014, la FAO a publié un rapport « l’empreinte du gaspillage alimentaire : comptabilisation de l’intégralité des coûts ». Ce rapport était le résultat du projet de comptabilisation de l’intégralité des coûts (Full Cost Accounting  ou FCA en anglais) mené par Nadia El-Hage Scialabba (cadre supérieure pour l’environnement et le développement durable au sein du département Climat, Énergie et Tenure). En collaboration étroite avec l’institut de recherche agricole suisse FIBL, une méthodologie a été développée pour calculer les coûts externes de la production alimentaire.

La méthodologie a ensuite été appliquée dans le rapport déjà mentionné « l’empreinte du gaspillage alimentaire : comptabilisation de l’intégralité des coûts » et comprend non seulement la valeur de la nourriture gaspillée mais aussi les coûts environnementaux et sociaux générés par la production alimentaire. En plus des coûts économiques représentant plus d’un milliard de dollars chaque année, le rapport a évalué les coûts écologiques et sociaux annuels à 700 milliards et 900 milliards de dollars respectivement.

La méthodologie FIBL est également pertinente pour la production alimentaire non gaspillée, la FAO dispose d’une fondation concrète pour la comptabilisation des ressources naturelles (couvrant la destruction des écosystèmes, la santé et les moyens de subsistance) qui peut s’appliquer à l’industrie alimentaire et agricole. Etant donné qu'environ 1/3 de la production alimentaire mondiale est gaspillée, les coûts cachés générés s'élèvent à un montant estimé de 2100 milliards de dollars pour les dommages environnementaux et de 2700 milliards de dollars pour les coûts sociaux; soit un total de 4,8 billions de dollars.

Il est important de noter que le coût total du gaspillage alimentaire diffère selon les groupes de produits. Les ratios des groupes de produits étant différents entre l’alimentation consommée et l’alimentation gaspillée, l’extrapolation du coût global du gaspillage vers le coût global de la production alimentaire ne donnera qu’une estimation. Cependant, un récent rapport de la FAO, "Les impacts du capital naturel dans l'agriculture", de 2015, confirme les chiffres des dommages environnementaux, évaluant les coûts environnementaux de l'agriculture mondiale à plus de 2330 milliards de dollars américains par an.

En collaboration avec la FAO, Nature & More a appliqué la méthodologie de la comptabilisation de l’intégralité des coûts (FCA), développée par la FIBL, afin de comparer les fruits biologiques et leurs homologues non biologiques et ce pour différentes cultures. La diffusion de ces coûts se fait via la « super-fleur du coût réel ». Les calculs ont été effectués par la Fondation Soil & More.

La comptabilisation de l’intégralité des coûts en étant encore au stade du développement, de nombreux éléments positifs de l’agriculture biologique n’ont pas encore été inclus dans ce modèle. Par conséquent, dans les faits, nous pouvons nous attendre à ce que les différences entre agriculture biologique et industrielle soient bien plus importantes.

Références :




Explication du modèle de calcul

Explication du modèle de calcul

L’explication ci-dessous clarifie la façon dont les données chiffrées de la « fleur du coût réel » ont été calculées, basée sur des rapports de la FAO « L’empreinte du gaspillage alimentaire : la comptabilisation totale des coûts (2014) » et « Les impacts sur le capital naturel en agriculture (2015) ».

1.    LES CHIFFRES DONNÉS

Le climat
Dans le modèle de calcul de la FAO, les coûts cachés du changement climatique générés par la production alimentaire se composent de deux facteurs : les coûts sociétaux des émissions de gaz à effet de serre et les coûts des émissions d’ammoniac. La FAO nous donne une valeur de coût fixe par tonne de CO2 émis. Cette constante est une moyenne mondiale. Pour les coûts d’émissions d’ammoniac, la FAO nous donne un montant fixe par hectare, indépendant du produit ou du lieu, représentant une moyenne mondiale. Les émissions de gaz à effet de serre ou l’empreinte carbone ont été calculées par la fondation Soil & More par produit et par exploitation en ce qui concerne le bio, alors que pour ce qui est du conventionnel, les chiffres ont été utilisées par des exploitations conventionnelles similaires situées dans la même région.

L’eau
Dans le modèle de calcul de la FAO, les coûts cachés de l’utilisation de l’eau générés par la production alimentaire se composent d’un grand nombre d’éléments : l’eutrophisation de l’eau par N (azote) et P (phosphore), les coûts pour ôter le nitrate et les pesticides de l’eau potable, les coûts cachés liés à l’usage de l’eau et les coûts générés par la rareté de l’eau. Les coûts cachés de l’utilisation de l’eau sont les coûts d’infrastructure et d’acheminement couverts par les subventions gouvernementales. La FAO nous donne un montant fixe pat mètre cube d’eau utilisée. Cette constante est donc une moyenne mondiale. L’empreinte eau pour les eaux « grises » et « bleues/vertes » a été calculée par la fondation Soil & More par produit et par exploitation dans le cas du bio, pour le conventionnel les chiffres sont issus d’exploitations comparables situées dans le même environnement. Pour N, P, nitrate et pesticides, la FAO donne une valeur fixe par hectare, indépendante du produit ou du lieu, représentant une moyenne mondiale. Les coûts de la rareté de l’eau sont  définis par un montant variable par mètre cube, qui diffère d’un pays à l’autre. Ces derniers n’ont pas encore été calculés pour les producteurs Nature & More par manque de données spécifiques par pays. L’ajout des coûts de la rareté de l’eau augmentera la différence entre bio et conventionnel.

Le sol
Dans le modèle de calcul de la FAO, les coûts cachés de la perte des sols générés par la production alimentaire se composent de deux facteurs : les coûts causés par l’érosion de l’eau et du vent. La FAO donne des montants fixes par tonne de sol érodé par l’eau et respectivement par le vent. Cette constante est donc une moyenne mondiale des coûts de l’érosion par tonne de sol. La fondation Soil & More a calculé le montant net d’érosion par produit et par producteur pour ce qui est du bio, dans le cas conventionnel les chiffres proviennent d’exploitations similaires situées dans le même environnement.
Le modèle de la FAO n’inclut pas tous les coûts : les coûts générés par la dégradation et le compactage des sols, les coûts liés à la perte de biodiversité dans le sol, les coûts produits par la sensibilité accrue aux maladies et aux épidémies suite à la dégradation des sols ne sont pas pris en compte. La différence réelle entre bio et conventionnel est donc plus importante.


2.    LES CHIFFRES NON ENCORE DISPONIBLES


Jusqu’à présent, nous n’avons pas donné de chiffres pour les moyens de subsistance, la santé et la biodiversité, le modèle de la FAO ne proposant pas encore d’outils suffisants. Il y a également de nombreux facteurs de coûts pertinents concernant le bio et non pris en compte dans le modèle de la FAO. Voilà un aperçu des possibilités que le modèle de la FAO pourrait offrir jusqu’ici :

Les coûts sociaux
Dans le modèle de la FAO, les coûts cachés de la perturbation sociale générés par la production alimentaire se composent de deux éléments : le coût des conflits et le coût de la perte des moyens de subsistance. Pour ce qui est du coût des conflits, la FAO donne un montant fixe par tonne de sol érodé par l’eau par personne par an. Pour le coût de la perte des moyens de subsistance, la FAO nous fournit également deux chiffres : un pour les pays de l’OCDE et un pour les pays hors OCDE, il s’agit dans les deux cas d’un montant fixe par tonne de sol érodé par l’eau par personne par an.
Plusieurs coûts et bénéfices ne sont pas pris en compte dans le modèle de la FAO : l’influence de la pérennité culturelle, sociale et économique de l’entreprise, par exemple : la façon de traiter les employés, les programmes d’éducation, la distribution de la richesse, l’attitude envers les femmes et les minorités, etc. Les coûts des conflits et de la perte des moyens de subsistance causés par la dégradation du paysage autre que l’érosion, sont également ignorés dans le modèle de la FAO.

La santé
Dans le modèle de calcul de la FAO, les coûts cachés de la santé générés par la production alimentaire se composent de deux éléments : les coûts médicaux résultant directement de l’empoisonnement aux pesticides et les coûts de la perte chronique de bien-être, engendrés par la pollution de l’environnement – du côté de la production dans les deux cas. La FAO donne un montant fixe par hectare pour les deux types de coûts, indépendant de la production ou du lieu, une moyenne mondiale donc. L’usage réel de pesticides par le producteur ne rentre donc pas dans l’équation.
Plusieurs coûts et bénéfices ne sont pas pris en compte dans le modèle de la FAO : les dommages sur la santé des consommateurs (ou les bénéfices santé) et les effets du contenu nutritionnel, du  glyphosate, des OGM, des colorants ajoutés, des édulcorants, etc.

La biodiversité

Dans le modèle de calcul de la FAO, les coûts cachés de la perte de biodiversité sont liés à trois causes : le ruissellement de phosphore et d’azote et l’usage de pesticides. Pour chacune des trois causes, la FAO nous donne un montant fixe par hectare, indépendant de la production ou du lieu, une moyenne mondiale donc.
De nombreux coûts et bénéfices ne sont pas pris en compte dans le modèle de la FAO : la gestion et l’agriculture des exploitations telles que les éléments paysagers, les bordures de fleurs, les zones naturelles sur les terres de la ferme, la rotation des cultures, l’agro-biodiversité, la couverture végétale, le contrôle des mauvaises herbes, les techniques sans travail du sol, etc.

Le travail sur le modèle est un processus continu et nous espérons être capable de fournir les premiers chiffres pour les moyens de subsistance, la santé et la biodiversité en 2016.

Regardez la video!

Comment participer ? Découvrez la super-fleur du coût réel

Comment participer ? Découvrez la super-fleur du coût réel

Grâce à la fleur vaillante du coût réel, vous pourrez découvrir les coûts et bénéfices de six aspects importants du développement durable. Nous avons calculé ces coûts par hectare, d’après les directives de la FAO. De cette façon, vous pourrez en connaissance de cause choisir un produit auquel vous croyez. Calculez le vrai cout de 8 produits Nature and More différents ICI.

Quels sont ces six aspects ?

1 : Les coûts climatiques

1 : Les coûts climatiques

Les coûts climatiques comprennent à la fois les conséquences sociétales et environnementales du changement climatique. Les principaux coûts sont le fait des émissions de gaz à effet de serre issus du sol résultant de la déforestation, de l’usage intensif d’engrais (chimiques) et du labour.
Concernant les bénéfices climatiques, l’accent est ici mis sur les formes d’agriculture durable fixant le carbone dans le sol, conservant les forêts ou préservant le couvert végétal.

2 : Les coûts liés au sol

2 : Les coûts liés au sol

Les coûts liés au sol sont encourus lors de la perte des sols suite à l’érosion due au vent et à l’eau.  Les sols mal gérés sont significativement plus enclins à cette forme d’érosion.
Les bénéfices liés au sol existent là où les producteurs investissent dans leurs sols en utilisant du compost ou de l’humus. Ces méthodes améliorent les sols et les rendent moins sensibles à l’érosion. De plus, des sols sains stimulent la résistance naturelle des cultures aux nuisibles et aux maladies. Ces bénéfices ne sont pas encore pris en compte par la FAO.

3 : Les coûts liés à l’eau

3 : Les coûts liés à l’eau

Les coûts liés à l’eau sont la conséquence à la fois de la pollution et des pénuries d’eau. Le coût le plus significatif est l’élimination, dans l’eau potable, des contaminants dus au nitrate et aux pesticides. Les pénuries d’eau entrainent des coûts liés aux dommages et des dépenses défensives.
Quant aux bénéfices, l’agriculture durable utilise moins d’eau et cause moins de pollution. Les produits agrochimiques étant interdits et les sols sains ayant une capacité de rétention d’eau plus élevée, l’agriculture durable a un impact bien plus positif sur cette ressource vitale.

4 : Les coûts liés à la biodiversité

4 : Les coûts liés à la biodiversité

La perte de biodiversité entraîne plusieurs coûts pour la société. Le lessivage des produits agrochimiques et des engrais provoque une perte de biodiversité de la faune et de la flore. Un coût majeur est la destruction des pollinisateurs jouant un rôle essentiel dans le cycle de vie de nos cultures. La perte de biodiversité cause également une augmentation de la sensibilité aux nuisibles et la perte de valeur du paysage.
Pour ce qui est des bénéfices, les pratiques de l’agriculture durable peuvent protéger la biodiversité : en plus de l’interdiction des produits agrochimiques, les agriculteurs biologiques mettent souvent en place des mesures comme des platebandes fleuries, des haies, la rotation des cultures, le travail du sol réduit et d’autres techniques favorisant la diversité. Malheureusement, le cadre actuel défini par la FAO ne regarde que la réduction des dommages relatifs à l’usage des pesticides et des engrais, donc les impacts positifs doivent être bien plus importants que le calcul effectué.

5 : La société

5 : La société

Les coûts sociétaux résultant de pratiques agricoles non durables apparaissent quand ces pratiques causent la perte de terres agricoles fertiles et du milieu de vie. Dans les pires scénarios, cela peut conduire à des conflits armés régionaux pour des terres ou de l’eau. Le modèle de la FAO calcule la perte des moyens de subsistance uniquement sur la base de l’érosion de l’eau. Concernant le coût des conflits, un chiffre global est donné ne permettant pas des données par agriculteur ou par produit. L’influence sur la cohésion sociale en termes d’emploi, d’éducation au niveau des exploitations et les aspects éthiques de l’environnement de travail ne sont pas non plus pris en compte.
Les bénéfices pour la société interviennent lorsque les pratiques agricoles durables préservent les terres agricoles et le milieu de vie, engendrant moins de risques de conflit. Le modèle de la FAO, par ailleurs, ne tient pas compte de la valeur d’un paysage bien préservé pour le bien-être et le tourisme.

6 : Les coûts sanitaires

6 : Les coûts sanitaires

Les coûts sanitaires sont des coûts provoqués par la mise en contact (directement et indirectement) avec des produits agrochimiques issus de la production. La FAO ne prend pas en compte les dommages de la santé du côté des consommateurs (suite aux résidus de pesticides par exemple). Les bénéfices sanitaires de l’agriculture durable sont les gains engrangés quand producteurs et locaux ne rentrent pas en contact avec des produits agrochimiques toxiques. Les bénéfices d’une alimentation saine (un service de santé proactif et la prévention des maladies) ne sont pas inclus dans le modèle de la FAO.

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