Comment les chiffres sont calculés

Sur les pages d’accueil www.eosta.com et www.natureandmore.com, nous présentons trois compteurs : un avec des litres d’eau, un avec des kilogrammes de sol et un avec des kilogrammes de CO2e.

Ci-dessous, nous expliquons leur signification.

La signification des compteurs :

Les compteurs montrent la différence d’impact environnemental entre une production biologique et non biologique, pour tous les fruits et légumes frais vendus par Eosta depuis le 1er janvier 2020. Grâce à tous les producteurs bios Nature & More.

  1. La quantité d’eau économisée par l’usage ou préservée de la pollution (en litres d’eau)
  2. La quantité de sol préservée de l’érosion et du ruissellement, ou même nouvellement formée (en kilogrammes de sol)
  3. La quantité de gaz à effet de serre non émise. L’impact des émissions de tous les gaz à effet de serre agricoles (CO2, méthane et protoxyde d’azote) sont convertis en équivalents CO2 (en kilogrammes d’équivalents CO2, et kg de CO2e)

Ces économies s’additionnent rapidement : chaque jour, nous économisons 1,8 millions de litres d’eau, 90 tonnes métriques de sol fertile et 11 tonnes de CO2e.

 

Comment se représenter de tels chiffres ?

  • Un poids-lourd chargé de sol représente environ 10 000 kg de sol, donc chaque jour, nos producteurs bios Nature & More économisent 9 chargements de camion remplis de sol.
  • Une personne boit 10 000 litres d’eau en 14 ans (voir aussi ici), soit environ 2 litres d’eau par jour. Donc chaque jour, nos producteurs économisent une quantité d’eau suffisante pour fournir de l’eau potable à 180 personnes. Vous pouvez aussi vous le représenter par une piscine olympique remplie au trois quart d’eau.
  • Une voiture moyenne roulant autour du monde émettra environ dix tonnes métriques de CO2e (voir aussi ici). Ainsi, chaque jour, nos producteurs économisent les émissions d’une voiture faisant 1,1 tour du monde.

 

Le calcul

Les chiffres sont calculés comme suit. Premièrement, nous avons comptabilisé la quantité de produits vendus en 2020. Des produits importants sont : avocats, citrons, mangues, ananas, pommes, poires, grenades, oranges, fruits de la passion, kiwis et mandarines, mais aussi des légumes comme gingembre, tomates et endives.

Pour chaque produit, l’impact sur le sol, l’eau et les émissions de CO2 ont été calculés, par rapport à l’impact d’une culture non biologique. Cela ne dépend pas uniquement de la méthode de culture, mais aussi du type de plants. Les caractéristiques de croissance d’un plant (annuel ou vivace, buisson ou arbre) ont des implications sur l’impact sur le sol, sur l’usage d’eau et sur la quantité de carbone organique fixée dans le sol. Il ne s’agit pas seulement de la culture, mais le transport et le conditionnement sont aussi inclus dans le calcul.

Les calculs d’impact ont été basés sur les modèles de la FAO. Pour la consommation d’eau, par ex., voici les modèles :

 

Pourquoi l’agriculture bio préserve les sols

Les sols biologiques souffrent moins du lessivage, de l’érosion et de la dégradation. C’est une conséquence directe de l’approche biologique. Les producteurs bios ont moins d’options d’intervention (chimique), par conséquent la qualité du sol est leur principal outil pour maintenir la santé des plantes. Ils utilisent du compost et des engrais naturels au lieu d’engrais de synthèse. Ils n’utilisent pas de pesticides chimiques de synthèse, qui affecteraient la vie du sol. Ils utilisent davantage la rotation des cultures et le couvert végétal. Ils font un usage prudent du labour et des machines lourdes pour éviter la compression du sol. La vie du sol, comme les vers de terre, joue un rôle majeur pour garder le sol aéré et fertile. Cela aide à maintenir les niveaux de carbone organique et d’humus et une bonne structure du sol. En conséquence, il ya moins de sol lessivé et moins de sol dégradé.

Pourquoi le bio est mieux pour le climat (CO2)

L’agriculture biologique agit en faveur du climat. Les agriculteurs bios, qui prennent soin du sol, jouent ici un rôle clé. Les émissions de gaz à effet de serre sont plus faibles car le bio n’utilisent pas d’intrants comme engrais chimiques ou pesticides de synthèse. Ces intrants non biologiques sont généralement fabriqués et appliqués avec un recours massif aux carburants fossiles. Cela fait donc une différence. De plus, les sols bios fixent davantage de carbone, grâce à l’usage de compost et de couvert végétal, et parce que la vie du sol y est plus abondante. Dans beaucoup de fermes bios, l’échelle de travail est plus petite, le travail manuel est plus important et l’usage des machines moindre, ce qui économise la consommation de diesel. Par ailleurs, les sols bios sont plus résistants aux sécheresses et aux inondations.

 

Pourquoi le bio est mieux pour la consommation d’eau

L’agriculture biologique utilise moins d’eau et garde l’eau propre. Les raisons se trouvent à la fois au-dessus et en-dessous du sol. Le sol bio a une meilleure capacité de rétention de l’eau grâce à sa meilleure structure et son contenu organique plus élevé. L’eau de pluie et l’irrigation sont utilisées plus efficacement. Engrais chimiques et pesticides de synthèse ne sont pas utilisés, ils ne sont dons pas lessivés dans les eaux de surface ou souterraines. Des études montrent que la différence dans l’utilisation rationnelle de l’eau est de 20% à 40%. Soil & More Impacts a utilisé l’estimation la plus prudente, 20%.

Exemple : l’avocat

Les calculs montrent que par kilogramme d’avocats, 88 litres d’eau sont économisés, par rapport aux avocats conventionnels. Par avocat, cela représente environ 17,6 litres d’eau. De plus, par kg d’avocats, 1,1 kg de sol et 80g d’émissions de CO2 sont économisés. Eosta a vendu près de 3,5 millions d’avocats en 2020. Avec ces chiffres, il est donc simple de calculer les économies totales pour les avocats bios par seconde, heure, jour ou mois.

De tous les produits Eosta, pour ce qui est de l’économie d’eau, c’est pour les avocats que la différence entre bio et conventionnel est la plus grande.

Le plus gros fournisseur d’avocats d’Eosta est Anthony Ngugi au Kenya. Ses avocats proviennent de petits fermiers, qui cultivent à petite échelle dans un environnement familial. Ces avocats sont cultivés principalement en utilisant l’eau de pluie, sans irrigation. L’échelle d’agriculture bénéficie à la consommation d’eau dans ce cas-là. En plus des avocats, ces petits exploitants cultivent d’autres types de plants et pratiquent la culture intercalaire. Cela garantit une meilleure couverture du sol au long des saisons, il y a donc moins d’évaporation. Un contenu en matière organique élevé dans le sol participe aussi à retenir l’eau. Des sols nus et dégradés ne peuvent pas engranger beaucoup d’eau.

Qui a mené ces calculs ?

Ces calculs ont été mené pas Soil & More Impacts (SMI), sur la base des modèles d’impact de la FAO.  SMI est un cabinet-conseil basé en Allemagne spécialisé en agriculture durable, en empreinte écologique et en comptabilité du coût réel. Précédemment, Soil & More Impacts a conduit des analyses d’impact pour ABN Amro Bank, GLS Bank et pour la FAO, entre autres. 

 

Economies totales depuis le 1 er janvier 2020

Entre le 1er janvier 2020 et le 1er mars 2021, Eosta a économisé (par rapport à la production conventionnelle) près de 40 millions de kg de sol, 5000 tonnes de CO2e et 800 millions de litres d’eau. Les compteurs des sites Internet Eosta et Nature & More continuent à tourner.

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