Fons, Leo et Jac Verbeek

Gebr. Verbeek

Bonjour, nous sommes les frères Fons, Leo et Jac Verbeek. Notre exploitation se situe au nord de la vallée de Maas, au sud-est des Pays-Bas, près de la frontière avec l’Allemagne. La région offre une multitude de paysages variés, notamment de la forêt, des landes, des ruisseaux, des marécages et des rivières.

Nous nous sommes lancés dans l’agriculture biologique en 1997, après avoir vendu notre serre familiale conventionnelle. Nous avons créé 3 serres ultramodernes s’étendant sur 10,5 ha sur une parcelle de terre de 17 ha, et chacun de nous a commencé à se concentrer sur différentes cultures biologiques : tomates, concombres et poivrons. Le reste du terrain est utilisé pour proposer un environnement différent pour les animaux, oiseaux et insectes qui sont attirés par les fleurs et les plantes dans les champs et autour de l’étang.

En alternant l’exploitation de la serre (par un changement de cultures) sur une base annuelle, la conservation de la qualité du sol reste intacte et cela donne également au personnel un tout nouveau départ chaque année. Pour l’énergie, un système de chauffage durable a été installé, avec trois installations de chauffage résiduel. Durant la journée, l’énergie est fournie à la station d’énergie locale. La chaleur est conservée dans un système spécial, pour être ensuite utilisée pour chauffer la serre pendant la nuit.
Aujourd’hui, notre exploitation s’étend sur 23 hectares.

La commercialisation de nos produits s'effectue via Nautilus Organic.

 

Interview

N&M : Qu’est-ce qui vous a décidé à passer de l’agriculture conventionnelle à l’agriculture biologique ? 
Fons: Comme j’avais terminé une école agricole et commencé à gérer l’exploitation de mon père, une serre conventionnelle, j’ai trouvé le passage de l’agriculture non-biologique à l’agriculture biologique très intéressant. Cela m’intriguait mais j’étais incapable de dire pourquoi. D’un côté, j’analysais sans cesse tous les inconvénients de la production biologique, mais d’un autre côté je la trouvais toujours très attirante. C’est finalement en 1997, qu’avec Jac et Leo, nous avons vendu le terrain, acheté de nouvelles terres et mis sur pied une serre moderne.
Évidemment, c’était un gros défi : un nouveau terrain, une nouvelle serre et de nouvelles méthodes de production. Nous avons fini par mieux comprendre la diversité et la fertilité du sol et avons découvert l’effet produit sur la fraîcheur et le goût du produit. Après des années de production sur de la laine de verre, cela a été une vraie révélation. Néanmoins, nous étions également confrontés aux difficultés et limites de la fertilisation du sol de la production biologique.

N&M : Qu’impliquent les méthodes de production biologique actuellement mises en place dans votre exploitation ? 
Fons: Du développement et des défis !
Je suis maintenant conscient que lorsque je faisais de la production conventionnelle, je travaillais en pilotage automatique. On connaissait les méthodes de production et on ne s’attendait pas à de gros désastres. En travaillant selon les principes biologiques nous ne savons jamais à quoi nous attendre d’un jour sur l’autre. Nous apprenons à réagir par rapport à cela, à faire avec, et le plus important, à prendre le contrôle. Il s’agit d’un processus continu qui me garde conscient de tout ce qui m’entoure. Nous visons constamment un produit frais et sain, un esprit sain et un prix sain. Nous consacrons beaucoup de temps à exploiter des systèmes appropriés et à améliorer les méthodes biologiques dans l’environnement que nous avons-nous-mêmes développé. Pour nous aider à atteindre cet objectif, nous avons rédigé un « programme de la nature » qui englobe la vie naturelle dans et autour de la serre. Les trois serres sont nos centres de production et nous en demandons beaucoup au sol et à l’équipe qui y travaille. Un environnement variable attire non seulement les insectes, reptiles et oiseaux utiles, mais fait également office d’environnement de travail agréable.

N&M : Pouvez-vous nous parler des insectes et des oiseaux qui vivent sur votre exploitation : 
Fons: Les insectes et les oiseaux nous aident à effectuer le contrôle biologique dans la serre. Nous encourageons les petits oiseaux du milieu naturel à contrôler par exemple les chenilles dans la serre. Que je sois à l’intérieur ou à l’extérieur de la serre, je guette les insectes et j’analyse leurs effets directs ou indirects sur les cultures. Lorsque je repère des insectes qui représentent une menace directe pour les cultures, je contacte nos experts et, en collaboration avec eux, nous essayons de trouver rapidement une solution, souvent en ayant recours à d’autres insectes ou petits animaux. Lorsque je vois des insectes qui protègent et contrôlent l’environnement, je le remarque et cela me fait plaisir. Nous travaillons sur ce sujet en collaboration directe avec une entreprise spécialisée qui voit également notre société comme un bon pilote : elle nous guide pour surveiller les insectes nuisibles et nous conseille pour atteindre un contrôle écologique.
Travailler avec les insectes a été une vraie révélation. Nous avons offert à notre personnel plusieurs formations et l’on peut dire que les insectes et les petits animaux sont de plus en plus intégrés à notre entreprise. Apprendre et comprendre le sujet est vraiment très amusant !

N&M : La production sous serres est un mode de culture très intensif et consommateur d'énergie. Quels sont les procédés durables, à part votre production biologique, que vous appliquez ? 
Fons: Tout d’abord, les serres ont été placées dans un environnement naturel ; des paysages constitués d’arbres, de buissons et d’étangs ont été créés pour offrir un habitat naturel pour la beauté mais aussi la faune et la flore indigènes. Nous avons intégré un haut niveau de soin et d’attention pour l’environnement dans notre entreprise ; nous avons construit des serres à économie d’énergie, officiellement reconnues par le « groenkas-label » (label vert) hollandais. La serre est chauffée par des systèmes de chauffage résiduel. La chaleur pour les serres à économie d’énergie est essentiellement un produit secondaire de la production d'électricité à destination de la société d'utilité publique locale. Un autre produit secondaire de ce processus est le dioxyde de carbone, qui n’est pas libéré dans l’atmosphère, mais passe par un entonnoir à l’intérieur des serres où les plantes s'en servent pour produire de l'oxygène.

N&M : Que signifie la production biologique pour vos employés ? 
Fons: Obtenir une meilleure compréhension de ce qu’implique la production biologique et atteindre une production biologique optimale. Le personnel a reçu une formation intensive relative à des parties spécifiques du processus de production. Nous offrons des formations au personnel, segmentées, afin que les personnes ne disposent pas toutes des mêmes connaissances mais puissent se spécialiser.
Comme ils s’intéressent à l’agriculture biologique, certains membres de l’équipe consomment des produits biologiques chez eux.
Le travail en équipe est très important dans notre entreprise. Nous travaillons avec des employés hollandais locaux et des employés internationaux. Par exemple, nous proposons un cours en polonais-hollandais qui a facilité l’intégration des membres du groupe. Nous mettons souvent notre entrepôt à disposition pour la fabrications de voitures pour le carnaval, des soirées dansantes et des fêtes d’Halloween, pour des matches de tennis de table et pour notre célèbre carnaval annuel. L’équipe travaille aussi sur l’amélioration constante de l’efficacité pour la production biologique et la qualité de ses produits. La conscience envers la production biologique et l’environnement s’est développée au sein de l’équipe.

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